Anic Flahou

Rencontre avec l'artiste

Après différents détours par les ateliers de calligraphie (F. Gouder, Ateliers rue Voot), dessin modèle vivant (S.Weyts, académie de Woluwe-St-Pierre – Th. Goffart, Académie d’Etterbeek), Anic découvre la gravure par le biais des cours d’Anne Dykmans à l’Académie Constantin Meunier à Etterbeek et de Cyril Bihain à Woluwe-St-Pierre.

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Les variations d'un trait... Partition fouillée

La recherche du trait juste n'est pas ici le reflet d'une collectionneuse qui traque la pièce manquante, mais le reflet de l'âme d'une archéologue scrutant ses pièces manquantes, ses vides et ses pleins et tous ces objets qui poussent au désir encore et encore. Un travail incessant pour chercher, pour trouver la pièce escomptée, pour 'un plus de jouir'.

La dynamique à l'intérieur de la gravure aspire notre regard et nous intègre dans la gravure par nos propres vides. L'ensemble du travail est fissuré, délicat, dévoilant une féminité voilée.

La force de la technique pousse la répétition du trait vers un trait souverain, mais léger comme s'il n'y avait de place pour l'imprévu. Une pointe sèche adoucit le trait tout en gardant une force suspendue, l'imprévu y est dompté. Les vides et les pleins s'entrelacent, se chevauchent et s'imposent à l'infini sur un espace fini.

La rigueur du travail n'enlève aucunement l'ambiance harmonieuse, le charme de ces gravures. Une 'fausse' spontanéité provoque la vraie surprise, celle qui ouvre nos coeurs. Ainsi notre regard extérieur prend place dans ce travail, happé par l'ouvrage de l'artiste qui croit cheminer seule mais nous enporte dans son travail.

Le désir parfois inconnu s'inscrit sur la plaque parfois comme une étrangeté qui prend forme dans le risque d'une inscription définitive.

Le juste trait obsédant tire l'artiste vers un nouveau travail, une nouvelle oeuvre à chaque fois plus près d'elle, plus fouillée.

Bonne recherche l'archéologue...

Ayala Frisch - 2009 

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La gravure est de toute évidence sa manière d’écrire et de faire partager sa sensibilité.

Quelle que soit la manière dont elle aborde les différentes techniques (aquatinte, vernis mou, manière noire, collagraphie, etc.), celles-ci mettent en évidence son trait tout personnel.

Quand la ligne se pense, se creuse, quand le trait se développe et devient à lui seul la charpente d’une forme, que cette forme se courbe, interminablement, qu’elle ondule jusqu’aux reins qu’elle remonte la tige et caresse le galbe d’un pétale quand le regard se perd dans cette architecture aux contours esquissés, commence alors cette irrésistible envie de suivre du bout de l’index le tranchant d’une feuille, l’arête effilée, l’ordonnance des pavés, les rythmes immobiles de la ville.

Quand la ligne s’éparpille, se répand, se termine, elle offre de larges plans où s’invitent des couleurs sourdes, des atmosphères intimes, une harmonie d’assemblages en construction, une écriture de femme en réflexion.

Isabelle Vanhollebeke - 2003 

 

   

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